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samedi 19 octobre 2013

Pourquoi appelle-t-on l’ordre des avocats “le barreau” ?

Le barreau est l’ordre professionnel des avocats. L’origine de cette appellation est due au fait que les avocats plaidaient derrière une barre, ou un barreau. Il y a en France un barreau auprès de chaque tribunal de grande instance. A la tête de chaque barreau il y a le bâtonnier. C’est un avocat primus inter pares, élu parmi les siens, choisi par ses confrères pour les représenter. Son mandat dure deux ans. Il a la charge de la discipline de la profession d’avocat et désigne les avocats commis d’office. A l’origine, le bâtonnier était le porteur du bâton à l’effigie du saint-patron du barreau, d’où son nom.

vendredi 18 octobre 2013

Pourquoi Obélix s’appelle-t-il ainsi ?

Malgré le fait qu’Obélix soit un livreur de fiers menhirs se dressant vers le ciel, il ne doit pas son nom à une analogie avec les obélisques égyptiens. L’explication est à trouver du côté de l’imprimerie, comme pour son ami Astérix. En effet, un obèle est un signe en forme de croix latine (†) servant à indiquer un renvoi. L’usage veut que l’astérisque (*) soit utilisé comme premier appel de note, et l’obèle comme deuxième. Pour le troisième, c’est le double obèle (croix de Lorraine : ‡) qui prévaut. Ces symboles sont très rares, actuellement en cas de renvois multiples dans un texte, on préfère utiliser des chiffres.
La famille maternelle de René Goscinny, le créateur d’Astérix et Obélix, travaillait dans le domaine du livre (maison d’édition, imprimerie), on comprend donc où il a trouvé l’inspiration pour les noms de ses héros !

lundi 14 octobre 2013

Pourquoi un vers de douze pieds s’appelle-t-il un alexandrin ?

"Vous êtes le Phénix des hôtes de ce bois". C’est un alexandrin ! Ou encore, pour les amateurs de très longs mots, un vers dodécasyllabique. C’est-à-dire un vers de douze syllabes, précisément composé d’un hémistiche (six syllabes), une césure et un autre hémistiche (toujours six syllabes). Le mot "alexandrin" vient d’un poème du XIIème siècle. Sans doute écrit par Alexandre de Bernay, le Roman d’Alexandre retrace les exploits légendaires d’Alexandre le Grand et marque l’apparition des vers de douze syllabes. Bien sûr, ceux-ci s’appellent alexandrins en l’honneur du monarque et pas d’Alexandre du Bernay, qui n’est pas entré dans l’Histoire !

samedi 21 septembre 2013

Pourquoi tous les contes commencent-ils par “Il était une fois” ?

Cette formule incontournable des contes est née en 1694 sous la plume de Charles Perrault. Il l’utilisa la première fois dans Les souhaits ridicules et la reprit ensuite dans Peau d’âne puis sept des huit histoires publiées dans le recueil des Contes de ma mère l’Oye.
Cependant, Charles Perrault n’utilisa jamais l’autre formule traditionnelle des contes : “Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants”.

dimanche 22 novembre 2009

Qui était Laura Ingalls ?

La famille Ingalls est fort connue à travers le monde, surtout la petite qui se gamelle en descendant de la prairie, dans le générique de la série télé "La petite maison dans la prairie". Mais vous épaterez sûrement du monde en révélant à vos amis que la famille Ingalls a vraiment existé ! Eh oui, faits de chair et d'os, les Ingalls étaient des pionniers américains à la fin du XIXè siècle.

Laura Elizabeth Ingalls est née en 1867 dans le Winsconsin, de Charles et Caroline Ingalls. Elle est la deuxième d'une fratrie de 5 : Mary, Laura, Carrie, Freddy et Grace. Jeune fille brillante, elle ne put pas aller régulièrement à l'école, du fait des nombreux déménagements de la famille, surtout quand elle s'installait dans des endroits isolés.
Vers 10 ans Laura travailla en tant que couturière pour aider ses parents financièrement. A 16 ans, elle devint institutrice. En 1885, elle se marie avec un homme de 10 ans son aîné, et se nomme désormais Laura Ingalls Wilder. Elle arrêta alors de travailler car à l'époque, une femme mariée n'était pas autorisée à enseigner. Elle eut deux enfants, Rose en 1885 et Al en 1889. Ce fils décéda peu après sa naissance. Ce décès marqua le début d'années sombres pour Laura, puisque son mari malade de diphtérie resta paralysé jusqu'à la fin de ses jours. Leur maison et leur granges furent la proie des flammes. Et la sécheresse les laissa sans le sou. Ils durent vivre chez ses beaux-parents.
Plusieurs années plus tard, ils parvinrent à se renflouer, et à acheter leur propre maison, où ils finirent leurs jours dans les années 1950, lui à 92 ans et elle à 98 ans.

C'est seulement dans les années 1930 que Laura commença à écrire. Pour le journal local d'abord, puis pour son plaisir. Elle publiera 11 titres autobiographiques, dont 2 posthumes.
Le plus connu du grand public est La petite maison dans la prairie, paru en 1935, adapté depuis pour la télévision.

Si avec ça vous n'arrivez pas à épater la galerie ! ...

En photo, la vraie famille Ingalls, de gauche à droite : Caroline, Carrie, Laura, Charles, Grace, et Mary. Photo dans le domaine public.